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jeudi 4 juin 2009

Un autodidacte vend le glamour français aux quatre coins de l'Indonésie

De Jérôme RIVET

JAKARTA (AFP) — "Sophie, Paris". Inconnue en France, cette marque symbolise, pour des millions d'Indonésiennes, le glamour de la mode française grâce à l'audace d'un jeune entrepreneur décidé à "faire fortune en Asie".

Quinze ans après avoir débarqué à Jakarta, Bruno Hasson pense avoir réussi son pari. "Sophie, Paris" est le leader incontesté de la vente directe et multi-niveaux en Indonésie, où il emploie 500 personnes, fait travailler des milliers de sous-traitants et vend 75.000 produits par jour.

L'enseigne aux lettres roses s'appuie sur un vaste réseau de "distributeurs" qui proposent vêtements, sacs à main, accessoires et cosmétiques dans toutes les provinces de l'immense archipel de 17.000 îles.

Bruno Hasson, 43 ans, voit aujourd'hui plus loin et veut "faire de Sophie une marque internationale, en ouvrant dans un nouveau pays chaque année". Après les Philippines, la marque a été lancée au Maroc fin 2008 et le sera prochainement en Roumanie. "Nous visons les pays émergeants, pas trop importants, où les classes moyennes se développent", explique l'entrepreneur, qui a vendu la société en 2000 mais reste le PDG.

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Grande distribution: actions d'agriculteurs

Quelque 150 agriculteurs ont manifesté ce matin en Avignon en déversant un millier de chariots vides devant les grilles de la préfecture pour protester contre "l'attitude dévastatrice de la grande distribution".

Dans une atmosphère bon enfant mais déterminée, les agriculteurs venus avec leurs tracteurs à l'appel des Fédérations départementales des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) et des Jeunes Agriculteurs du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône ont également déversé des ballots de paille pour dénoncer l'inaction des pouvoirs publics qui les "mettent sur la paille". Une délégation devait être reçue en préfecture.

Les manifestants protestaient contre "la présence massive de produits d'importation dans les rayons de la grande distribution, alors que les producteurs de la région sont en mesure d'alimenter les marchés".

"Alors que les consommateurs réclament des produits sains et ayant un impact faible sur l'environnement, les productions françaises sont marginalisées dans les rayons de la distribution, cette dernière privilégiant les produits d'importation (Maroc, Turquie, Espagne, Amérique du Sud...) où les normes environnementales et sociales sont loin d'être au niveau de celles respectées par les producteurs français", selon un tract diffusé par les manifestants.
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samedi 29 octobre 2005

Huile D'Argan

huile-argan· Une production toujours artisanale ·
La sous-déclaration fausse les chiffres à l’export On connaissait l’or jaune, l’or bleu, l’or noir… Il existe aujourd’hui également un or vert, très précieux dont la région sud-ouest du Royaume détient «le monopole». Il s’agit de l’huile d’argane, produit extrait des “amandons” contenus dans les noyaux des fruits de l’arganier, arbre endémique de la contrée depuis des siècles. C’est également la deuxième essence forestière du pays.

La superficie couverte à l’heure actuelle est estimée à 800.000 hectares. Une forêt qui commence au-dessus d’Essaouira, longe l’Atlantique jusqu’à Guelmime, tout en s’étendant dans la région du Souss, particulièrement à Taroudant, Tiout, Aït Baha, Tafraout et Tiznit. Dans cette contrée où la sécheresse est devenue un phénomène structurel, l’arganier, qui arrive à se développer même sur des socles rocheux et des zones arides est une véritable providence pour les habitants notamment de l’arrière-pays. Dans ce milieu, son rôle social n’est plus à prouver.

D’après le département des Eaux et Forêts, l’arganier permet la subsistance de 3 millions de personnes dans le sud du Royaume. Par ailleurs, il fournit 20 millions de journées de travail par an. Son exploitation constitue en effet une activité génératrice de revenus et a toujours eu une fonction socioéconomique. Ce n’est toutefois qu’à partir des années 90 que la filière s’est structurée à travers la création de coopératives de femmes spécialisées dans la production d’huile d’argane, dont le nombre s’est multiplié au fil des ans. Selon les chiffres communiqués par les acteurs du secteur, on compte actuellement dans la région du Souss une cinquantaine de coopératives mais seulement vingt sont actives. Parmi elles, moins d’une dizaine sont mécanisées. Le domaine bien qu’en pleine évolution, est marqué par quelques dysfonctionnements.

D’une manière générale, les coopératives de production sont marquées par une mauvaise gestion et connaissent des problèmes de commercialisation. C’est ce qui a poussé certaines, il n’y a pas très longtemps, à se rassembler à travers un groupement d’intérêt économique pour être plus compétitives. Cet exemple à suivre, dont l’initiatrice est le professeur Zoubida Charrouf de la Faculté des sciences de l’Université Mohammed V de Rabat, regroupe neuf coopératives baptisées Targanine, entièrement gérées par des femmes. Ces entités, qui veillent également à l’alphabétisation de leurs adhérentes, ont décroché en 2001 le prix Slow Food, qui récompense annuellement les organisations jouant un rôle capital tant sur le plan de la qualité gustative que sur celui écologique et social. Ce n’est pas la seule reconnaissance de la filière à l’international. En fait, il y a, depuis quelques années, un véritable engouement pour l’arganier, surtout qu’il offre de nombreuses niches à exploiter. Toutes ses composantes peuvent être sources de revenu. Ainsi entre autres, son bois est utilisable pour le chauffage, sans oublier qu’au pied de l'arganier, on peut cultiver de l’orge car cet arbre fertilise les sols. Sa fonction principale reste toutefois la production d’huile.

Selon les chiffres officiels, la production nationale peut être estimée à 4.000 tonnes par an. Un volume à noter, qui nécessite 10.000 tonnes d’amandons et 120.000 tonnes de fruits. Pour l'exportation, d’après les chiffres communiqués par l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (Eacce), le tonnage exporté était de plus de 27,23 tonnes lors de la campagne 2003-2004. Les acteurs du secteur estiment toutefois que les volumes expédiés à travers le monde sont beaucoup plus importants, peut-être même 10 à 20 fois le tonnage déclaré.

A ce sujet, Zoubida Charrouf attire l’attention sur les tonnages de grains exportés et sur les volumes expédiés dans des conditions d’hygiène douteuses et de façon frauduleuse qui risquent de causer un grand préjudice au Maroc.

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