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dimanche 30 octobre 2005

Mariage Marocain

Mariage Marocain : Au Maroc, la cérémonie de mariage (Marocain) est l’un des rituels qui, fortement investi par le champ religieux, s’imprègne également d’un ensemble d’us et coutumes puisés dans la tradition locale de chaque région.

En effet, les fiançailles (lakhtiba) sont solennellement annoncées une fois que le choix du marié est porté sur sa future épouse, lors d’une cérémonie au cours de laquelle les familles des deux futurs mariés s’entendent, en l’absence des concernés, sur la date de l’acte de mariage (Drib Sdak), ainsi que sur les autres dispositions nuptiales relatives à la dot et aux cadeaux.
Revêtue d’une tenue traditionnelle, la fiancée se pare, pour la circonstance, de ses plus beaux bijoux, à l’instar d’une mariée la nuit des noces (Dakhla ou Rouah), tandis que le fiancé s’habille en costume à l’Européenne ou en tenue traditionnelle de marié (djellaba blanche, babouches et tarbouche rouge).


"Le mariage marocain" : Le fiancé et ses proches quittent, par la suite, cette cérémonie après avoir fixé la date de la célébration du mariage marocain, arrêtée le plus souvent pour une année après la conclusion de l’acte du mariage marocain afin de permettre à la mariée de préparer son trousseau (Chouar), constitué d’habits, de bijoux, d’objets de broderie, de mouchoirs sertis, de couvertures d’oreillers, d’ustensiles de cuisine et autres menues choses dont elle aura besoin au cours de sa vie conjugale.
Conformément au célèbre adage marocain selon lequel "noces d’une nuit, réflexion d’une année", ce délai sied tout aussi bien au marié et lui permet d’équiper le nid conjugal en matériels de première nécessité.
Un mois à peine avant la cérémonie de célébration du mariage, les deux familles commencent à faire part des invitations écrites ou orales aux convives, ou à travers la arrada (une dame chargée des invitations) et les deux neggafa qui, de par leur expertise dans le domaine des relations conjugales et leur longue expérience dans la vie, se chargent d’accompagner, l’une la mariée l’autre le marié, au cours des célébrations du mariage. En échange de ses multiples services faits de prières et de you-you, la neggafa a droit, outre son salaire, à d’importantes sommes d’argent qu’elle collecte auprès des familles des mariés (Ghrama).

La coutume veut aussi que, le lendemain, le mari offre à son épouse un présent de bijou en or, en signe de reconnaissance pour sa chasteté. Dans la soirée, une autre cérémonie exclusivement féminine, dite Sbah ou Sbouh, a lieu, au cours de laquelle sont présentés les cadeaux en or, bijoux et habits offerts par le mari à sa femme.

Mariage marocain; S’il est d’usage chez certaines sociétés que les nouveaux mariés continuent à fêter, en couple, leur alliance nuptiale pendant les trente jours qui suivent le mariage, communément appelée lune de miel, les us et coutumes du Tangérois ne le permettent pas plus d’une semaine. Le septième jour venu, le rideau tombe sur une ultime cérémonie exclusivement féminine dite Lahzam (ceinture) : une savante tournure rhétorique pour dire que les sept jours rituels se sont écoulés et qu’il convient, désormais, à la nouvelle mariée de retrousser ses manches et de se serrer la ceinture.

Désormais, seuls les foyers des familles des deux nouveaux mariés resteront ouverts, durant les deux semaines qui suivent, aux proches et amis qui n’auraient pas pu assister aux festivités (mariage marocain) pour une raison ou pour une autre.

La coutume veut aussi que soient offerts d’autres verres de thé et d’autres pâtisseries en ces visites dites de Hna (félicitations) en échange des cadeaux apportés par les retardataires.



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jeudi 27 octobre 2005

Caftan Marocain

Caftan 2007: Les carcans tombent, les corps se dévoilent :

· Originalité et surprise pour un événement très attendu du CAFTAN MAROCAIN
· Les stylistes, du plus confirmé au nouveau talent, ont rivalisé d'imagination pour un caftan marocain encore plus moderne
· Invité d'honneur, Jean-Paul Gaultier a charmé l'assistance, kaftan.

Les lumières s'éteignent, les musiques se lèvent, le tout sur fond de Médersa...les spectateurs retiennent leur souffle quand apparaît Estelle Hallyday, un des mannequins vedettes du Caftan marocain, drapée dans un caftan trois pièces de taffetas kaki rehaussé de broderies grenat avec en bandoulière, un long collier de perles couleur pourpre. D'une démarche assurée, elle parcourt le podium, charmant ainsi un public curieux et attentif, venu aussi pour la voir. Tour à tour, avec Chrystèle Saint-Louis Augustin et les autres mannequins étrangers et marocain, elles ont déambulé sur le podium avec grâce et aisance devant un parterre attentif et ravi.

C'est sous le thème "2007" qu'était placé cet événement tant attendu, mais au lieu des Shéhérazades promises, quelle ne fût la surprise parfois de découvrir des modèles plus inspirés de la haute couture française ou italienne que du costume traditionnel marocain. Mais cela n'a pas empêché pour autant les couturières traditionnelles telles que Najat Hamoumi-Darraz, Amina Benzekri, Fadilah Berrada ou Tamy Tazi de sublimer le costume en le revisitant, façon empire ottoman, porteuses d'eau ou courtisanes des cours des rois de France. Ces couturières confirmées qui n'en sont pas à leur première tentative, ont su donner à leur collection des cachets classiques mais fastueux, avec toutefois des brins de fantaisie. Satins, brocarts, taffetas et soies se superposent, les broderies chargées s'entrelacent et les ceintures s'habillent d'or. L'habit est riche et le style demeure classique. Certaines pièces, tels des caftans sanglés dans des corsets en velours rebrodés or, sortaient tout droit des contes des mille et une nuits. C'est aussi avec des chinoiseries et des calligraphies brodées sur les tenues que les "anciennes" se sont distinguées. Les jeunes talents, quant à eux, ont su garder l'éclat d'antan de l'habit marocain en mariant tradition et modernité. Des coupes jusque-là jugées audacieuses ont été employées avec succès: les jambes se dévoilent, les bras se dénudent et les décolletés sont plongeants.

Fini le caftan-carcan, aujourd'hui c'est le caftan-robe suggestif et lascif, raccourci et souvent près du corps. C'est aussi le caftan tunique et sarouel qui rappelle incontestablement les troubadours ou les habits de fanfare. Mais aussi le caftan marocain à la mode des pharaons, tel que l'aurait peut-être porté Cléopâtre, avec des tissus perlés s'ouvrant sur des mousselines transparentes, le tout sans manches. La tendance cette année était sans doute au minimalisme. Bien que certains stylistes aient misé sur l'opulence du Caftan, en général les modèles ne pêchaient pas par excès. Le défilé était, par moments, empreint d'un grande sobriété.


L'étonnement saisit l'assistance lorsque les modèles de Mme Samira El Ilafi défilent. Osé mais applaudi, le bustier en Zellige sur jupe en panne de velours safran force l'admiration. On retrouve les zelliges avec motifs "beldi" dans les ceintures et les bustiers des robes.

Caftan marocain, Kaftan marocain :
Incontestablement asymétrique, la collection d'Albert Oiknine s'inspire aussi des costumes de théâtre. La pièce maîtresse de sa collection est un caftan en dentelle grise au dessus du genou avec, pardessus, une jupe longue avec des pans drapés dévoilant les jambes. La plus étonnante sans doute, c'est le "chaperon blanc" dont la cape large et évasée a déclenché les applaudissements de l'assistance. Style parfois psychédélique pour Emaèle Duque, dont l'imagination débordante s'est un peu éloignée de l'habit traditionnel marocain, excepté pour des caftans à capuchon style djellabas, très étriqués et confectionnés avec des tissus de saris. Néanmoins, ses modèles ont été très applaudis par le couturier français Jean-Paul Gaultier.

Certains créateurs, des nouveaux venus, ont surpris avec des modèles plus occidentaux qu'orientaux où l'on a pu voir des jupes frangées et des bustiers corsets, ou encore des shorts pailletés avec des hauts très courts. Des modèles haute-couture atténués néanmoins de "djellabas" ouvertes, façon coupe-vent en mousseline, ou en lin.

Comme pour les défilés européens, Caftan 2007, qui pendant une heure trente a vu l'histoire du costume se décliner d'après les interprétations des stylistes, aura son final. Accompagné des mannequins vedettes, c'est un Jean-Paul Gaultier souriant et "timide" qui a bouclé la manifestation saluant les ovations d'un public satisfait.

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