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mercredi 15 octobre 2008

Al-Omrane investit 6,6 MMDH EN 2007

Le volume des investissements du holding d'aménagement Al-Omrane au titre de l'année 2007 s'élevait à quelque 6,6 milliards DH (MMDH) avec la mise en chantier de 136.000 unités de logement, a indiqué mardi à Rabat le président du directoire de l'établissement, Najib Laraichi Bedoui.

Dans une déclaration à la presse, Laraichi Bedoui a précisé que 70.000 unités de restructuration figurent parmi les unités mises en chantier et 125.000 unités ont été achevées.

l'évolution des indicateurs de janvier à septembre 2008 laisse prévoir un bilan positif pour cet exercice, avec un investissement prévisible de 7,3 MMDH et des produits de ventes de l'ordre de 6,4 MMDH.

A fin septembre, il a été procédé à l'ouverture de chantier de construction de 97.000 unités et 80.000 unités ont été achevées.

Quelque 34.000 baraques ont été démolies durant la même période contre 12.028 l'année précédente.

Le président du directoire d'Al-Omrane a exposé les principaux éléments du contrat-programme conclu entre l'Etat et le groupe pour la période 2008-2012, et qui prévoit la mise en chantier de 830.000 unités dont 210.000 unités de restructuration et l'achèvement de 850.000 unités dont 230.000 unités de restructuration, représentant le double des réalisations accomplies durant la période 2003-2007.

Le volume des investissements de ce contrat-programme s'élève à 44,3 MMDH, soit le double de l'investissement réalisé durant la période 2003-2007.

M. Najib Laraichi Bedoui a mis en exergue les programmes prioritaires du groupe, à savoir la réalisation de quatre nouveaux pôles urbains à Lakhyayta (périphérie de Casablanca, 1.300 ha), El-Aroui et Malmoussa (banlieue de Tanger, respectivement 400 ha et 1.300 ha) et Tagadirt (périphérie d'Agadir, 1.060 ha), qui s'ajoutent ainsi aux deux pôles en chantier de Tamessna et Tamensourt.

Concernant le programme "Villes sans bidonvilles" (VSB), destiné à améliorer les conditions d'habitation de 298.000 familles dans 83 villes grâce à l'investissement de 25 MMDH, il a fait état de l'éradication de 103 milles baraques à fin septembre dernier, date à laquelle 13 cités ont été déclarées "VSB", chiffre qui doit atteindre 17 à fin décembre prochain.

M. Laraichi s'est déclaré confiant quant à la réalisation, à fin 2008, de quelque 22.000 unités pour les personnes à revenu mensuel inférieur à 3.000 dirhams, ce type d'habitat étant inscrit dans le cadre du programme de logement à moindre coût (140.000 DH l'unité). Le même programme prévoit, pour 2008-2012 la réalisation de 129.000 unités.

Le responsable a reconnu le caractère limité de l'intérêt accordé au logement en milieu rural dans les programmes antérieurs, promettant de faire un plus grand effort dans ce domaine.

A ce propos, il a indiqué que le programme 2008-2012 pour le secteur prévoit la réalisation d'environ 81.500 unités.

Quant l'effet prévisible du contrat-programme quinquennal conclu entre le groupe et l'Etat, M. Laraichi a fait état d'une réduction de 40% du déficit en logements qui doit baisser d'un million d'unités à 600 milles unités. La capacité de production des logements doit augmenter d'un million d'unités, alors que l'investissement direct et indirect doit avoisiner les 300 MMDH.

Le président du directoire du holding a rappelé que son groupe s'inscrit, sur la liste du ministère des Finances, parmi les établissements publics candidats à la privatisation, comme il est, aux plans financier et comptable, prêt à être coté en bourse. L'évolution du groupe dans ce sens doit s'effectuer sans précipitation, dans le respect du caractère social de l'établissement, a-t-il expliqué.

Evoquant les problèmes du secteur au Maroc, M. Laraichi a estimé que les principaux indicateurs y afférents s'inscrivent en faux contre la "rumeur" faisant état de crise, citant à ce sujet la croissance soutenue de l'investissement direct étranger (IDE) ainsi que le développement du crédit logement et des ventes de ciment.

Al-Omrane a été créé en 2007 dans le cadre de la réforme des établissements publics du secteur de la promotion immobilière avec l'objectif de renforcer et de diversifier l'offre en logements et l'accélération du rythme de traitement de l'habitat insalubre.
Par MAP

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Festival d'art culinaire de Fès

La 4e édition du Festival d'art culinaire de Fès, prévue du 24 au 26 octobre, a été présentée mardi devant un parterre de spécialistes, d'hommes de culture et de représentants de médias nationaux et étrangers.

Organisée sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI par la Fondation "Esprit de Fès", cette édition réunira des chefs cuisiniers de renom et des spécialistes venus du Maroc, de France, d'Espagne, du Japon, de l'Inde et de la Grèce.

Cette grande manifestation gastronomique, placée sous le signe "1200 ans d'histoire gourmande" se propose de mettre en lumière la cuisine marocaine en tant que vecteur de la culture et ce, dans un espace d'ouverture et de fusion avec d'autres traditions, a affirmé la directrice du Festival, Mme Fatema Hal.

Ce Festival sera également l'opportunité pour les cuisiniers et spécialistes étrangers d'apprécier la richesse et la diversité de la cuisine nationale et de partager leur savoir-faire, a-t-elle ajouté, faisant observer que l'art culinaire constitue une passerelle entre les peuples et les nations.

Carrefour des cultures et des civilisations, le Maroc, et plus particulièrement la ville de Fès qui fête cette année son 1200e anniversaire, est à l'origine d'une cuisine considérée parmi les plus variées et les plus recherchées au monde, a souligné Mme Fatema Hal.

Le programme de ce grand événement, initié en collaboration avec la Royal Air Maroc (RAM) et l'Office national marocain du tourisme (ONMT), comporte notamment des démonstrations des techniques traditionnelles par des femmes de Fès, des conférences, des ateliers de formation, des expositions et des projections de films.

Cette cérémonie s'est déroulée en présence de l'ambassadeur du Maroc en France, Fathallah Sijilmassi.
Par MAP

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La reprise economique marocaine confirmee

Malgré le ralentissement de la croissance économique dans la zone euro; la reprise économique nationale confirmée: Bank Al- Maghrib relève le taux directeur à 3,50% - En 2008, l’inflation atteindrait en moyenne 3,9%

Les pressions sur les prix se sont intensifiées en juillet 2008. L’inflation s’est ainsi établie à 5,1% en glissement annuel, après avoir atteint 4,7% en juin et 5,4% en mai en raison de la poursuite de la hausse des prix des produits alimentaires de base, ainsi que du relèvement des prix de certains carburants. Tel est le constat de Bank Al-Maghrib établi dans son nouveau rapport sur la politique monétaire, préparé pour son Conseil Administratif du 23 septembre 2008.
Le renchérissement des produits frais a également contribué à cette évolution, ajoute-t-on de même source. L’inflation sous-jacente s’est maintenue à un rythme de croissance élevé en glissement annuel, soit 4,7%, après 4,8% en juin et 4,9% en mai. Par ailleurs, la décomposition de l’inflation par nature de produits, laisse apparaître une poursuite de l’effet de diffusion des prix des échangeables vers les non échangeables, en particulier les services.

Les pressions sur les prix sont également perceptibles au niveau des prix de la production industrielle, l’indice des industries manufacturières ayant augmenté de 28,2%, après une hausse de 26,5% enregistrée en juin. En effet, et compte tenu de l’augmentation des prix à, l’importation, les coûts des intrants des entreprises manufacturières ont enregistré une forte hausse qui s’est répercutée sur les prix à la production industrielle, notamment dans l’industrie du raffinage et les industries alimentaire, chimique et métallurgique.

Les données disponibles ainsi que les prévisions macroéconomiques pour 2008 tendent à confirmer la reprise de l’activité économique nationale, malgré le ralentissement de la croissance économique dans la zone euro. Elle est essentiellement tirée, au plan sectoriel, par le rebond du secteur primaire, le dynamisme continu des activités non agricoles, et par la vigueur de la consommation et de l’investissement. En effet, après avoir progressé de 7% au premier trimestre, la croissance devrait se situer en moyenne à 6,7% au cours des deuxième et troisième trimestres 2008, et aux alentours de 6,5% pour l’ensemble de l’année.

Dans ces conditions, l’output gap global, selon les estimations de Bank Al-Maghrib, a affiché une valeur positive au cours du deuxième trimestre 2008.

L’output gap non agricole a également affiché une valeur positive supérieure à celle enregistrée pendant la même période de l’année précédente. La tendance de ces deux indicateurs devrait se maintenir pour l’ensemble de l’année. Pour sa part, le taux d’utilisation des capacités de production dans le secteur industriel, a progressé au terme du mois de juillet 2008, après la baisse enregistrée le mois précédent. Dans ce contexte, les conditions d’emploi se sont améliorées au deuxième trimestre 2008. En outre, comme indiqué au précédent Rapport sur la politique monétaire, l’augmentation du SMIG en juillet 2008 et 2009 aura un effet significatif et durable sur l’inflation. Au total, l’analyse de l’ensemble de ces indicateurs laisse entrevoir un accroissement des pressions sur les prix au cours des prochains trimestres.

Au niveau monétaire, les derniers chiffres disponibles indiquent que l’orientation des conditions monétaires n’a pas connu de changements significatifs depuis le dernier RPM. Elles demeurent en effet marquées par la poursuite tant du ralentissement de la croissance monétaire que du dynamisme du crédit, dont le rythme de progression s’est toutefois légèrement atténué. Le rythme de croissance de M3 est revenu à 12,2% en juillet, après 13,8% en moyenne au cours du premier semestre, réduisant l’ampleur de l’excédent monétaire. Bien que son expansion demeure relativement vigoureuse, le crédit bancaire a connu en juillet une légère décélération, en glissement annuel, en liaison avec le recul de la croissance de l’ensemble des catégories de crédit et la contraction de l’encours des créances en souffrance.
(Lopinion.ma)

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