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lundi 29 septembre 2008

Le CIH renaît de ses cendres

Le doute a fait place à l’espoir quant au redressement du CIH avec la publication des résultats arrêtés à fin 2001. En effet, les efforts déployés au niveau de l’assainissement ont permis à l’ex-OFS de refaire surface et d’afficher un résultat net en hausse de 69 %.

Le CIH, anciennement OFS (Organisme financier spécialisé), s’est retrouvé, à la suite d’une gestion peu orthodoxe, au bord de la banqueroute. Les résultats des investigations menées par la commission parlementaire d’enquête ont déterminé la responsabilité de bon nombre de dirigeants et ont dénoncé la situation financière alarmante de l’entité.
Ainsi, l’accumulation des déficits, essentiellement dus à la non-conformité des crédits distribués, à l’accroissement continu des créances en souffrance et au laxisme du staff dirigeant, ont acculé cet organisme au bord du gouffre. Dans ce contexte, un plan de redressement du CIH s’imposait. Il s’est matérialisé, entre autres, avec la nomination de Mohamed El Alj à la tête de l’ex-OFS et une aide financière de près de 5 milliards de dirhams, dont 4 milliards accordés par les banques (3 milliards à titre de prêt et 1 milliard en tant que don), ainsi qu’une subvention étatique de 1 milliard de dirhams.
Un an plus tard, le redressement de l’entité semble être sur
la bonne voie. C’est en tout cas ce qui ressort des résultats
de l’exercice 2001, arrêtés par le conseil d’administration le
22 mars 2002 et présentés le 26 mars dernier à Fathallah Oualalou, ministre de l’Economie, des finances, de la privatisation et du tourisme. En effet, personne ne peut nier l’effort d’assainissement mené par le président-directeur général du CIH, Mohamed El Alj, qui a présenté un bilan de redressement très positif, que ce soit au niveau financier ou à celui de l’exploitation.

Résultat brut d’exploitation positif
Tout d’abord, comme la mission du PDG
du CIH s’inscrivait dans le cadre de l’assainissement de l’entité, le premier élément à apprécier est l’encours des créances en souffrance. Ce dernier a connu une baisse de près de 2 milliards de dirhams, passant de 14,2 milliards de dirhams en 2000 à 12,263 milliards de dirhams en 2001 (soit une amélioration de 14%). Cette évolution s’explique par l’effort de recouvrement des créances malsaines fourni par le réseau. La politique d’assainissement menée par la banque ne s’est pas faite au détriment de son activité de collecte des dépôts, puisque l’encours de ces derniers a évolué de près d’un milliard de dirhams, s’installant à fin décembre 2001 à 8,6 milliards de dirhams (hors certificats de dépôt). Parallèlement, le CIH a développé ses emplois, tout en veillant à la qualité des crédits distribués. Ainsi, la consolidation de l’ensemble de ces éléments a permis de dégager un produit d’exploitation bancaire en hausse de 20 %, se chiffrant à 2,202 Mrds de dirhams contre 1,841 milliard de dirhams en 2000.

Par ailleurs, l’effort fourni au niveau de la maîtrise des charges d’exploitation s’est matérialisé par une baisse de ces dernières de 7 %, à 1,517 milliard de dirhams en 2001, alors qu’elles s’élevaient à 1,632 milliard de dirhams en 2000. Le produit net bancaire (PNB), quant à lui, s’est nettement amélioré, atteignant 440 millions de dirhams en 2001, contre 128 millions en 2000, soit une hausse de 243,75 %. En termes de résultats, les opérateurs de la place qualifient l’évolution réalisée en 2001 de surprenante. En effet, le résultat d’exploitation s’est inscrit dans le vert (+85 MDH) pour la première fois depuis 1999 et le résultat net, bien qu’encore négatif, est passé de -737 MDH à -225 MDH, enregistrant donc une croissance de 69 %.

Ainsi, au terme de l’exercice 2001, le CIH présente des résultats surpassant les objectifs fixés dans le plan de restructuration, ce qui est de bon augure pour l’année en cours si, toutefois, les efforts d’assainissement et de développement se poursuivent.

El Mehdi Allabouch
www.lagazettedumaroc.com

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La baisse de la TVA n’aura pas lieu en 2009

La baisse du taux de droit commun de la TVA n’est plus à l’ordre du jour. La suppression de certaines exonérations sur les produits et services est presque certaine.

Le projet de Loi de finances pour 2009 faisait encore l’objet de discussions au moment où nous mettions sous presse, mercredi 24 septembre. A en croire le ministère des finances, qui ne reconnaît que ce qui est officiellement adopté, le Budget n’a pas encore vraiment pris forme, dans l’attente que des arbitrages soient rendus. Toutefois, il est possible, sur la foi de certaines confidences, d’esquisser ici les grands choix, fiscaux et budgétaires, du projet de Budget.

Sur le plan fiscal, la mesure-phare est maintenant connue : il s’agit de la baisse de deux points du taux marginal de l’impôt sur le revenu (IR) et du relèvement du seuil d’exonération de 24 000 DH à 27 000 DH. Et forcément, lorsqu’on touche aux «extrémités» d’un impôt progressif comme l’IR, les tranches intermédiaires sont également affectées.

C’est pourquoi le fisc est formel, la baisse n’est pas seulement de 2 points. Tout l’intérêt est de savoir comment seront réaménagées ces tranches intermédiaires. «C’est l’objet des discussions en cours», assure-t-on au ministère des finances.

Laisser le Budget digérer la baisse de l’IR
L’autre mesure que beaucoup souhaitent voir appliquer - et qui a d’ailleurs fait partie des objectifs des gouvernements successifs depuis l’avènement de l’alternance en 1998 -, c’est la baisse du taux de droit commun de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et, à terme, la réduction du nombre de taux de cinq (0%, 7%, 10% 14% et 20%) à deux.

Le gouvernement El Fassi a certes déclaré qu’il ramènerait le taux de droit commun de la TVA de 20% à 19 ou 18%. Mais, en réalité, ceci, encore fois, n’est qu’un objectif. «Pour 2009, il est quasiment exclu, à l’heure où je vous parle, de baisser le taux de droit commun de la TVA. D’ailleurs, une telle mesure n’est même pas à l’ordre du jour des discussions sur le Budget», confie une source sûre.

Celle-ci explique le report de cette réforme par le fait qu’il est difficile d’opérer en même temps une baisse de l’IR et une baisse de la TVA, qui plus est, une année seulement après la baisse de 5 points de l’impôt sur les sociétés. «Il faut laisser le Budget de l’Etat digérer la réforme de l’impôt sur le revenu, qui est déjà très importante, avant de songer à autre chose».

Il faut s’attendre à la taxation de certains produits et services
En revanche, la réflexion sur le rôle pivot qu’il faut progressivement faire jouer à la TVA se poursuit. Sans doute est-ce par cette taxe que l’Etat compte désormais renflouer ses caisses, ou, en tout cas, compenser les baisses qu’il a consenties et qu’il continuera de consentir sur d’autres impôts (IS et IR notamment), en raison de la concurrence fiscale qui fait rage à l’international.

C’est pourquoi le mouvement de suppression des exonérations et autres abattements, amorcé sous le gouvernement précédent, devrait se poursuivre. Les équipes du ministère des finances travaillent actuellement sur les impacts économiques, financiers et sociaux des exonérations de TVA sur certains produits (lait, viande, sucre, etc.), mais rien ne laisse supposer pour le moment que ces produits seront taxés à partir de janvier 2009.

Certains tiennent pour presque sûre la suppression de certaines exonérations, sans pour autant pouvoir dire quels produits ou services seront concernés. L’argument avancé au ministère des finances, à propos de cette question - et c’est le lien évident entre les choix fiscaux et les choix budgétaires -, c’est que «beaucoup d’argent est donné pour favoriser le pouvoir d’achat, à travers la baisse de l’IR et les augmentations de salaires, alors que, dans le même temps, il faudra allouer des enveloppes très consistantes à certains grands projets».

Et, en effet, des moyens énormes devraient être consacrés au fameux plan d’urgence de l’Education nationale (2009-2012), ainsi qu’au ministère de l’agriculture, deux départements dont les budgets, en début de semaine, n’étaient pas encore bouclés. «Le plan d’urgence de l’Education nationale, c’est une affaire de plusieurs milliards de dirhams, et il va bien falloir les trouver», fait observer un haut fonctionnaire.

Compte tenu de tous ces éléments, il y a sans doute lieu de s’attendre à ceci : d’une part, la taxation de certains produits et services ; d’autre part, le report de la baisse de l’IS pour les petites et moyennes entreprises, un projet crânement défendu, il y a un an, par l’USFP et qui sera remis sur la table cette année encore.

Le projet sera donc de nouveau présenté aussi bien par ce parti que par la confédération patronale, mais ni l’une ni l’autre ne se font d’illusions quant à son aboutissement. D’ailleurs, en début de semaine, la CGEM n’avait pas encore officiellement fait part de ses doléances au gouvernement, alors qu’habituellement, à cette période de l’année, les propositions du patronat sont déjà sur le bureau du ministre des finances et sur la place publique.

Il est vrai que l’essentiel des revendications de la CGEM est déjà dans le Livre blanc, mais il y a sans doute aussi une gêne à demander plus, juste après avoir obtenu d’un coup 5 points de baisse de l’IS et bientôt 4 points d’IR...

Salah Agueniou www.lavieeco.com

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Golf Au Maroc

GOLF AU MAROC
Le Maroc est devenu incontestablement une destination de golf de 1er choix eu égard à ses parcours de golf de qualité internationale, du confort des ses hôtels et de toutes ses infrastructures et services mis à la disposition des golfeurs les plus chevronnés (moyens de transport adéquats, clubs house, Moniteur de golf, matériel etc..)
Différents forfaits sont disponibles en hôtels de luxe mais également en hôtels 4 étoiles
(3 nuits/2 greens fee, 4 nuits/3 greens fee et 7 nuits/5 greens fee) à Marrakech, El Jadida, Casablanca, Rabat ou Fès.

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Golf Agadir

Golf Maroc AgadirRoyal Golf Club (09 trous)
A 12 Km du centre d'Agadir sur la route de Aït Melloul, se trouve l'un des plus célèbre parcours de golf du Maroc. Les greens sont larges, bien défendus par de profonds bunkers et bordés de palmiers formant des angles. Son extension à 18 trous est bientôt achevée. A la fin de la partie de golf, les golfeurs pourront se rencontrer et commenter leur exploit autour d'un thé, dans le club-house panoramique.


Golf des Dunes Maroc AgadirGolf des Dunes (27 holes)
Cabell B. Robinson, a introduit un nombre remarquable de surprises dans ce parcours de 27 trous. Vous serez séduits par le petit bijou qu'est le trou n°8 du parcours bleu. Son green est juché au sommet d'une colline truffée de bunker. Une fois le green atteint, vous savourerez l'imprenable vue sur Inezgane. Le wadi, ou le parcours jaune, requiert plus d'adresse du fait de l'étroitesse de ses links.


Golf Maroc du SoleilGolf du Soleil (27 holes)
Constitué de 27 trous d'une longueur totale de 8955 m et d'un handicap 72, il s'étend sur plus de 85 hectares. Les eucalyptus, tamaris, mimosas et palmiers vous accompagneront tout au long du parcours. Trois superbes lacs couvrant une superficie de 3,65 hectares, défendent 6 trous. Son concepteur, Fernando Muell, fasciné par la côte atlantique marocaine, a donné libre cours à son imagination, sculptant un exceptionnel chef d'œuvre aux parcours ondulés et aux greens en pente.


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Golf Casablanca

Maroc Golf Anfa Royal GolfAnfa Royal Golf (09 holes) CASABLANCA
En plein coeur de Casablanca, sur la verte colline d'Anfa, les golfeurs et les cavaliers se partageront l'hippodrome puisqu'il sert aussi de cadre aux 9 trous qui compose ce golf. C'est un parcours de 2710 m de long avec un handicap de 35 qui requiert beaucoup d'adresse et d'imagination du fait de la présence d'arbres et de fleurs dans les fairways.


Royal Golf benslimane MarocRoyal Golf Club (09 holes )BENSLIMANE
Conçu par David Coen autour d'un immense lac peuplé de carpes et de canards, le Royal Golf de Benslimane séduira les golfeurs en quête de nature. Des pins, des eucalyptus et des prés fleuris agrémentent les links. Afin de dominer les cinq trous défendus par des obstacles d'eau, les golfeurs devront déployer une certaine puissance et de la précision.


Royal Golf Maroc MohammediaRoyal Golf Club (18 holes) MOHAMADIA
Crée dans les année 20, le Royal Golf de Mohammedia est considéré comme l'un des plus beau golf du royaume. Situé à 17 KM de Casablanca, il déploie la splendeur de ses 18 trous tout au long des 5917 m qui forment le parcours. Fortement venté, du fait de sa proximité de la mer, il demande certaines prouesses aux golfeurs notamment si leur balle venait à tomber sur ses dûnes de sables recouvertes de cactus. Les membres expérimentés du club marocain vous conseilleront toujours de jouer le 12 en force et le 16 en finesse.

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Golf El Jadida

Golf Maroc El JadidaRoyal Golf Club (18 holes)
Long de 6270m, ce golf de 18 trous est l'un des fleurons des golfs du Royaume. Le parfum stimulant du pin et de l'eucalyptus, amené par le vent marin, ainsi que les magnifiques araucarias qui se dressent en rang telles d'étranges sculptures naturelles le long du parcours du tour n°14 émerveilleront plus d'un golfeur . Dessiné et réalisé par Cabell B. Robinson, il donnera l'impression aux golfeurs d'être constamment entouré d'une nature d'une beauté terrifiante

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Golf Fes

Golf Maroc FesRoyal Golf Club (09 holes)
Entouré de hauts remparts, ce parcours de 9 trous et d'une longueur de 3168 m est célèbre par son bunker de 1200 mètres carré. Il vous séduira par ses greens insidieusement inclinés et ses links vallonés.

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Golf Marrakech

Maroc Royal Golf Club MarrakechRoyal Golf Club (18 holes)
Comme il est magique pour tout golfeur de jouer sur ce parcours d'une extrême beauté long de 6200m et d'un handicap 72, situé au pied des monts enneigés de l'Atlas. Le trou n°15 étonnera plus d'un golfeur du fait que son green est défendu par deux monticules d'herbes encadrant un bunker, qui le dissimule. De plus, le hasard faisant bien les choses, les angles sont marqués et limités par de hauts palmiers.


Maroc Golf Palmeraie MarrakechGolf Palmeraie (18 holes)
Le parcours de golf (18 trous, 6214 m et handicap 72), dessiné par Robert Trent Jones, s'étend sur plus de 77 hectares. Le panorama unique est rafraîchi par sept lacs, vous invitant en toute saison à jouer l'un des meilleurs golfs du monde.



Maroc Club Amelkis MarrakechClub Amelkis (18 holes)
C'est l'un des plus récents parcours de golf du Maroc. Avec ses 18 trous de 6657 m de long, et son handicap 72, il vous séduira par la beauté et la complexité de son parcours.

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Golf Ouarzazate

Golf Au Maroc OuarzazateRoyal Golf Club (09 holes)
Le magnifique Haut Atlas, avec ses neiges éternelles, peut être vu de tous les côtés de ce golf d'un longueur de 3150m. Le parcours est d'autant plus remarquable puisqu'il est situé aux portes du désert, où la piste des Kasbahs commence. Y jouer est à la fois incroyablement captivant et complexe. Les fairways accidentés, agrémenté de dénivelés et se déployant autour d'un immense lac séduiront plus d'un golfeur.

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Golf Meknes

Golf Maroc MeknesRoyal Golf Club (09 holes)
Situé au cœur de la ville impériale du sultan Moulay Ismaïl et plus précisément dans les jardins du palais Royal, ce golf de 9 trous vous enchantera par la beauté de ses links bordés de jardins foisonnant de fleurs, de pruniers, d'orangers et de palmiers. Il est l'un des seuls golfs du royaume où il est possible de jouer en nocturne.

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Golf Rabat

Golf au Maroc RabatRoyal Golf Club Dar Es-Salam (45 holes)
Les 45 trous du Royal Golf Dar Es-Salam font le rêve de nombreux golfeurs à travers le monde. Grâce à la Fédération Royale Marocaine de Golf ainsi qu'au Trophée Hassan II, qui s'y tient chaque année, il est devenu un terrain de Golf de réputation internationale. Conçu et réalisé par Robert Trent Jones en donnant libre cours à son imagination, il fait le bonheur des joueurs tous handicaps confondus.

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samedi 27 septembre 2008

Espagne Le retour des immigrés sans emploi

Confronté à une grave crise économique qui le contraint à revoir sa politique en matière d’immigration, le gouvernement espagnol a adopté un plan d’aide au retour pour les immigrés sans emploi. Dès la fin octobre, les étrangers extra-communautaires inscrits au chômage bénéficieront de deux ans d’indemnités-chômage s’ils acceptent de quitter l’Espagne et de ne pas y revenir avant trois ans. Ces candidats au retour toucheront 40 % de la somme avant leur départ, le reste leur étant versé un mois plus tard, une fois arrivés dans leur pays d’origine.

La mesure concerne les citoyens de 19 pays ayant signé une convention avec la sécurité sociale espagnole, soit environ 87 000 personnes sur les 300 000 étrangers qui pointent actuellement dans les agences pour l’emploi. Si le Maroc et l’Equateur, traditionnels pourvoyeurs de main-d’oeuvre, sont concernés, les Roumains en revanche sont exclus du plan alors qu’ils représentent près de la moitié des nouveaux permis de séjours accordés l’an dernier (environ 400 000).
Jean-Jacques Bozonnet -Lemonde

Pour le ministre du travail et de l’immigration, Celestino Corbacho, il ne s’agit pas d’une mesure liée à la conjoncture économique, mais d’un instrument supplémentaire pour la gestion des flux migratoires. Il avait fait scandale, il y a quelques jours, en annonçant une réduction “proche de zéro” du contingent des contrats de travail passé avec les pays d’origine. Face à la protestation des syndicats et des associations d’aide aux immigrés, le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, avait estimé “logique” que les flux se réduisent avec l’augmentation du taux de chômage, passé de moins de 8 % à près de 11 % en un an.

Le virage est spectaculaire pour l’Espagne, à peine deux ans après avoir régularisé près de 600 000 travailleurs clandestins. Le nombre des immigrés est passé de 500 000 en 1996 à 5,2 millions aujourd’hui, soit environ 12 % de la population. Depuis une décennie, disent les experts, l’immigration a contribué pour un tiers, voire la moitié, à la croissance espagnole. Cette dernière est annoncée négative pour la fin de l’année.

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Les activités antiterroristes de deux diplomates marocains aux Pays-Bas indisposent les Néerlandais

Le Monde (20/09/08) : Les activités antiterroristes de deux diplomates marocains aux Pays-Bas indisposent les Néerlandais

Un incident diplomatique entre La Haye et Rabat s'est soldé, il y a deux mois, par le rappel dans leur pays de deux membres de l'ambassade marocaine aux Pays-Bas. L'affaire révélée, lundi 15 septembre, par la chaîne de télévision néerlandaise Nova a été confirmée par les autorités. Elle concerne des tentatives d'espionnage auxquelles se seraient livrés les diplomates.

Un fonctionnaire de police a été suspendu de ses fonctions à Rotterdam après avoir, apparemment, livré des informations confidentielles sur des personnes d'origine marocaine domiciliées aux Pays-Bas.

Une double enquête vise à déterminer le contenu des renseignements qu'il aurait donnés aux services marocains et l'implication éventuelle d'autres fonctionnaires. Des policiers ont confirmé à des médias qu'ils avaient, eux aussi, fait l'objet de manoeuvres d'approche.

Le gouvernement néerlandais espérait gérer discrètement ce dossier délicat. Le ministre des affaires étrangères, Maxime Verhagen (chrétien-démocrate), soumis à la pression des députés, affirme désormais lui accorder "une importance particulièrement grande". Il compte interpeller son homologue marocain sur cette affaire en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York du 22 au 25 septembre. Le ministre a dit espérer qu'à l'avenir, le régime marocain "s'abstiendra" de telles activités.

"INFLUENCE NON SOUHAITÉE"

Les députés réclament, quant à eux, des détails. Le Parti travailliste, membre du gouvernement au côté des chrétiens-démocrates, demande que l'ambassadeur du Maroc soit rappelé à l'ordre.

Le leader populiste Geert Wilders exige l'expulsion du diplomate tant que Rabat n'aura pas présenté officiellement des excuses.

Un débat d'urgence devrait être organisé à la Deuxième Chambre dans les prochains jours. L'affaire est jugée d'autant plus sérieuse qu'elle concerne une communauté de quelque 320 000 personnes auxquelles s'ajouteraient, selon les estimations, quelque 20 000 clandestins.

Le régime de Rabat tente depuis longtemps, notamment via les mosquées et diverses "Amicales", d'exercer ce que le service de renseignement néerlandais AIVD appelle "une influence non souhaitée" sur la communauté émigrée. Il tenterait désormais d'approcher prioritairement les membres des deuxième et troisième générations.

Selon un expert du renseignement, cette tendance se serait renforcée depuis 2003 et les attentats sanglants de Casablanca. Le Maroc s'emploierait désormais à contrer en priorité la possible exportation, à partir de l'Europe, d'un islamisme radical susceptible de lancer d'autres actions terroristes sur son territoire.
Jean-Pierre Stroobants

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